Un dispositif d’exposition
pour oeuvres et
vitrine. Un espace fermé au contenu accessible au
travers d’une vitrine et de face. Les angles de
vision sont dictés, les points de vue décidés
a
priori. Le regard du spectateur est conditionné.
Il ne s’agit cependant pas d’ajouter des
contraintes qu’il faudrait sublimer ou infléchir
pour débattre de la meilleure manière d’exposer,
la proposition mise simplement sur la présence
quotidienne, les moments partagés sur ce parking
au fond de la cour qu’est aussi l’entrepôt en
hiver. La vitrine provoque un effet contradictoire
mêlant désir et frustration.
Au désir de consommation, d’acquisition, encore
accentué par la mise en valeur de l’objet, du
bien, promesses de bonheur répond une miseà distance
: le verre, le prix, le marbre des escaliers mais aussi la fameuse
porte de la
galerie si diffi cile à franchir... Mais la vitrine
est aussi celle du magasin de disque, de la
mercerie dont nous ne savons plus très bien ce
qu’elle vend, de la ciergerie, du magasin de
tissus aux motifs seventies, ou d’une vitrine d’un
entrepôt en travaux.
Ces mises en espace improbables d’objets en tout
genre, artefacts d’oeuvre d’art pour nos regards
déformés « font exposition ». Cette co-présence
de l’oeuvre et du spectateur permet un focus dans
un espace d’exposition sur mesure pour l’oeuvre
: une in-excroissance à volume variable, voire
une implémentation architecturale. Ce nouveau
programme intervient dans les interstices de la
programmation.
Son premier épisode s’illustre par un choix dans
la collection du Fonds Régional d’Art Contemporain
Poitou-Charentes.
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