Ce parcours sonore et visuel propose
une déambulation,
prenant comme point d’appui quatre maquettes à échelle
réduite,représentant chacune quatre lieux de vie d’une
maison aux influences asiatiques : l’Antichambre, la Bibliothèque,
le Patio,la Terrasse.
Dans un lieu clos, le visiteur emprunte le parcours défini etdécouvre
au fil de ces maquettes présentées l’une après
l’autre, de courtes évocations sonores et visuelles d’environ
2’ 30”.
Plongé dans un univers qui lui est peu familier, le visiteur
se laisse guider par une bande sonore. Elle lui souffle l’histoire
de ces murs et fait ressurgir le passé-présent de ces
lieux chargés d’une empreinte affective très forte.
L’habillage sonore devient un support essentiel du projet, éclipsant
la notion de personnage réel au profit d’une évocation
poétique plus parlante et en adéquation avec le lieu
où elle se passe.
La bande sonore est composée d’extraits musicaux, de bruitages
(pluie, sonnerie de téléphone…) et de voix enregistrées.
Certains passages sont issus des poèmes de Fernando Pessoa.
Les extraits musicaux utilisés : Cocorosie (Tahiti rain song,
Candy land) ; Sainkho Namtchylak (Old melody) ; Joe Hisaishi(Hana-bi)
Scénographe de théâtre, j'adopte volontiers
la coutume, selon laquelle nous proposons au metteur en scène
une " mise en image " d'un texte par le biais de la maquette,
du dessin, du croquis qui serviront alors à réaliser
un décor à l'échelle d'un plateau de théâtre.
Je me suis arrêtée à la maquette, intriguée
par l'effet qu'elle procurait au regard du spectateur.
Je décline ainsi mon travail de scénographe autour
d'une recherche d'espaces miniatures. Comme si le petit donnait à voir
différemment.
Ces maquettes sont autant de réinterprétations de lieux,
réalisées à l'aide de proportions fluides, libres
des contraintes du réel, osant des changements imperceptibles
de perspectives et de proportions relatives : la hauteur d'une marche,
d'une porte sont ainsi inattendues. C'est en cela qu'elles ne sont
pas des miniatures à proprement parlé mais un regard
particulier sur le monde qui nous entoure.
De nombreux séjours en Asie du Sud-est m'ont inspiré ce
travail, fruit de l'alchimie de l'architecture et de la lumière
toute particulière aux tropiques, òu le souvenir des
maisons où les murs exhalent de souvenirs, de bruits de guerre,
de pluies tropicales, tandis que tombe la lumière du crépuscule
ou naît celle de l'aurore ...
Je ne saurais le dire autrement que par ces petits espaces où je
vous souhaite donc un voyage miniature à travers ces univers...
Cécile LENA
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