Bernard
Piffaretti, né en 1955 à Saint-Etienne,
travaille la peinture selon un protocole établi à la
fin des années 1970 et fixé définitivement en
1986.
Il partage le tableau
verticalement en deux parties ; puis il peint indifféremment sur la partie gauche ou sur la partie droite,
qui lui sert de modèle pour produire de mémoire l'autre
partie. Les motifs tant figuratifs qu'abstraits, très variés
sans pour autant être originaux, n'expriment rien si ce n'est
le protocole dont ils sont issus. L'oeuvre de Bernard Piffaretti "ne
veut rien prouver, rien faire de plus, rien faire de mieux" sauf
peut-être, désinvestir le tableau de tout contenu pour
bien montrer que "la peinture ne représente jamais qu'elle-même".
L'exposition du musée d'Art moderne propose un parcours à travers
une trentaine de toiles et de dessins préparatoires autour
du thème de la difficulté pour l'artiste d'achever,
de finir, de conclure. Bernard Piffaretti considère la peinture
comme “un inachèvement assumé”.
"Ce retour à Saint-Etienne n'a rien de nostalgique.
Le trait forcé de ce fil rouge n'est cependant pas un hasard
et des reprises existent. Si l'exposition arrête indirectement
un cycle pour moi, tout se joue dans cet entre-deux, le musée
et l'atelier, pour mieux inachever le tableau de la peinture." (Bernard
Piffaretti)
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