Warhol TV
18 Février - 3 Mai 2009
Andy Warhol, le pape du Pop a toujours été fasciné par
la télévision. Un moyen de communication contemporain
et massif. Un outil idéal de promotion artistique, de promotion
sociale, de promotion.
Son grand rêve est d’avoir une émission de télé à lui.
Un programme qu’il contrôlerait mais encore qui lui donnerait
l’occasion de contrôler son image.
Dès 1964 il imite un soap opera, auquel il adjoint de vraies « réclames ».
Au début des années 70, il joue à créer
des sortes de télénovelas, résumé de
son univers esthétique et fantaisiste.
En 1979 il réunit autour de lui une petite équipe qui
va se charger de créer des programmes télé qui
seront diffusés sur le tout nouveau câble new-yorkais.
Avec entre autres, Vincent Fremont, Don Munroe et Sue Etkin, ils
vont imaginer Fashion, talk show dédié à la
mode puis Andy Warhol’s TV, une téléréalité version
Factory avant
de produire le fameux Andy Warhol’s fifteen minutes qui reprend
son illustre phrase sur la célébrité.
Cette exposition est un
zapping géant dans l’univers
télévisuel de Warhol. Un voyage dans les obsessions
de l’artiste. Ses fascinations, ses amours, ses surprises et
ses craintes.
En 1987, la télédiffusion de son oraison funèbre
clôt tragiquement l’histoire de celui qui voulait apparaître à l’écran,
on air, comme on dit outre Atlantique.
La télévision de Warhol est certainement le seul sujet
encore inexploré chez l’artiste briseur de tabous dans
le monde de l’art.
commissaire de l'exposition: Judith Benhamou-Huet
Mika Rottenberg
18 Février - 3 Mai 2009
Pour sa première exposition monographique en France, la jeune
artiste Mika Rottenberg (née en 1976 à Buenos Aires
et installée aux Etats-Unis depuis 1991) déploie ses
installations vidéos dans plusieurs salles de la maison rouge.
Les vidéos de Mika Rottenberg décrivent des systèmes
de production à la chaîne où la main d’œuvre
est assurée exclusivement par des femmes utilisant leur propre
corps comme outil de travail et matière première. Avec
humour, l’artiste analyse les notions d’aliénation
et d’exploitation du corps féminin, et entraîne
le spectateur au cœur même de ces petites entreprises
qui n’ont de cesse de produire, l’invitant à découvrir
ses œuvres dans des dispositifs qui renvoient directement au
décor du tournage.
marie denis, i giardini di marzo
18 Février - 3 Mai 2009
Chaque hiver, l’association des amis de la maison rouge produit
une œuvre spécifique pour le patio de la fondation. Cette
année les membres ont été invités à voter
parmi trois artistes sélectionnés par un commissaire
d’exposition indépendant, Aurélie Voltz, choisie
par le conseil d’administration.
« Marie Denis propose d’investir le patio avec cinq
sculptures majestueuses, des buis taillés en boules sertis
dans des dômes immaculés. Ces immenses bijoux à la
couleur émeraude sont issus d’un croisement d’univers
bien différents, l’art topiaire, qui a pour principe
de structurer des massifs persistants et le monde des machines-outils
agricoles, auquel le dôme-silo a été ici emprunté.
Une rencontre étonnante qui pourtant prend sa source dans
un univers de formes semblables, universelles : la sphère.
Signature géométrique intemporelle, depuis les jardins à la
française aux ornementations de places publiques ou de ronds-points,
Marie Denis revisite une tradition, et pratique l’art de l’entrechoc
pour y introduire une force poétique. Le patio, presque saturé par
ces sculptures surdimensionnées, semble l’objet d’un
rêve éveillé.
Cet espace du patio apparaît comme un chantier parfait pour
l’artiste française Marie Denis, ayant une prédilection
pour l’univers végétal. Cette ancienne pensionnaire
de la Villa Médicis a sans doute gardé de ce séjour
romain le goût pour des lieux exceptionnels, des architectures
en devenir, des situations absurdes, bousculant en permanence nos
rapports d’échelle et d’espace, se jouant des
règles sociales établies, détournant des moments
de vie en poésie. Son observation de la nature revisitée
par la main de l’homme ou sa mise en lumière de pratiques
culturelles au travers d’installations ou de sculptures utilisant
des matériaux organiques, impliquant tous corps de métier,
situent le travail dans un harmonieux équilibre, entre universalisme
et vie quotidienne. » (Aurélie Voltz, décembre
2008)
Aurélie Voltz est curator indépendante à Berlin.
Ses derniers projets ont vu le jour à la Maison Populaire à Montreuil
(trilogie L’homme nu), au Musée de l’Objet à Blois
(Le Revolver à cheveux blancs) et à Artissima à Turin
(Retour à soi). Membre du comité curatorial de Artist
Pension Trust Berlin, elle collabore également à Flash
Art et la revue 02.
Marie Denis est née en 1972 en Ardèche. Elle vit à Paris
et travaille partout. Ses sculptures et installations prennent des
formes et des techniques variées par la seconde vie qu'elle
donne aux matériaux et par sa revisitation de l’art
des jardins.
www.labomedia.net/marissima/
* Ce titre évocateur a été emprunté à la
ballade du chanteur italien Lucio Battisti, auquel Marie Denis attribue
des qualités « atmosphériques » ou particulièrement
inspiratrices.
L’exposition Marie Denis a reçu
le soutien des jardins de Gally et de Silos France. |