Le mystère que recèlent les tableaux
de Kate Shepherd vient du contraste entre un fond uni, lumineux,
issu du minimalisme le plus pur et une structure géométrique
faite de fines lignes blanches tracées à main levée
avec toutes les vibrations subtiles que la méthode implique.
Ces frêles constructions évoquent des architectures
intérieures, des perspectives, des paysages, des reflets sur
l’eau, des écrans, des rideaux, des grillages….
L’artiste s’est lancée récemment dans
la construction de mobiles faits de fils de fer et de boules colorées.
Certaines de ces œuvres seront montrées pour la première
fois dans l’exposition.
Kate Shepherd a commencé sa carrière par une résidence à la
Chinati Fondation au Texas, ce lieu établi par Donald Judd
pour donner à son œuvre et à celle de ses amis
le cadre qu’il souhaitait et l’ouvrir à des jeunes
artistes qui sauraient s’en inspirer. C’est ce que Kate
Shepherd a su faire. L’héritage du minimalisme est là,
mais elle le renouvelle grâce à une vision toute personnelle.
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