Née en 1976, Emmanuelle Castellan est une
artiste peintre qui vit et travaille à Toulouse où elle
a réalisé en juin dernier sa première exposition
personnelle.
“Travaillées au mur, mes peintures sont considérées
comme des écrans, elles sont des projections qui ont en mémoire
leur propre disparition.(…) La disparition est déjà inscrite
dans l’acte de peindre. (..) Je cherche à saisir des
choses, parfois tout à fait périphériques, qui
m’ont cependant imprégnée.(..) Le fait d’utiliser
plusieurs supports (toiles, écrans, bâches, maquettes…)
me permet de travailler les images selon des angles de vue différents
et de voir ce qui me relie à elles. Je construis peu à peu
comment je vais peindre telle ou telle image, quel espace elle va
occuper, quelle densité. Finalement, il ne me semble pas épuiser
l’image mais plutôt la faire basculer ailleurs.”
Extrait de l’entretien entre E.Castellan, Brigit
Meunier et Martine Richard en mai 2008
“L’art d’Emmanuelle Castellan développe
une relation ténue à l’espace qui trouve sa forme
dans une pratique picturale décloisonnée. Qu’elles
adoptent le cadre classique du tableau, qu’elles apparaissent
directement à même le mur ou qu’elles se déploient
en trois dimensions dans les maquettes ou les installations, ses œuvres
sont des zones transitoires qui contaminent l’espace. A partir
de photographies qu’elle trouve dans les journaux ou qu’elle
produit elle-même, l’artiste tente l’exercice de
la disparition et de la réapparition de l’image dans
la peinture. Elle fait de l’expérience une règle
de travail, ses pièces mettent au jour les principes actifs
de la persistance de l’image dans le lieu et dans le temps.”
Texte de présentation de Guillaume Mansart, critique d’art
et commissaire d’exposition, pour le Printemps de Septembre,
2007, Toulouse.
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