L’ARC présente pour la première
fois une grande exposition personnelle de Dominique Gonzalez-Foerster
qui a préféré, au mode plus conventionnel de
la rétrospective, la présentation d’un ensemble
d’œuvres réalisées en collaboration avec
une « équipe d’exposition » - à l’image
d’une équipe de tournage.
Proposant ainsi la notion d’« espace partagé » et
la possibilité d’un « terrain de jeu » commun,
le spectateur est placé au centre du dispositif.
Depuis le début des années 90, Dominique Gonzalez-Foerster
n’a cessé de s’affirmer avec une réelle
indépendance, n’hésitant pas à s’éloigner
du champ de l’art pour en déplacer les frontières
et interroger sa relation avec d’autres domaines : cinéma,
architecture, mode, musique, littérature. C’est autour
de l’ « espace » que l’artiste a construit
son œuvre partant de lieux intimes, les Chambres, pour parvenir, à travers
films et environnements, à des situations urbaines et à des
paysages « extrêmes ».
Expodrome réunit dans l’architecture moderniste de
l’ARC plusieurs « espace-temps » déclencheurs
d’expériences singulières: le Solarium, La Fée
Electricité, La Jetée, la Promenade, le Panorama, Tapis
de lecture, Cosmodrome, et le Cinéma.
Ces environnements visuels, sonores, physiques, forment un voyage
exploratoire, « au bord de l’exposition ». Celle-ci
est pour l’artiste le médium de référence
qui permet à travers la production d’espaces potentiels
et par l’exploration de ses limites, de produire des situations
qui deviennent autant de scènes possibles pour un spectateur
en déplacement.
Le parcours commence par un environnement avec projection,
Solarium, réalisé avec Nicolas Ghesquière dans l’escalier
monumental menant à la Salle Dufy.
Là, dans La Fée Electricité, œuvre panoramique,
intégrée à l’exposition, il se poursuit
avec la diffusion d’un montage instrumental d’Alain Bashung.
Plus haut, à l’étage de L’ARC, La Jetée,
avec Nicolas Ghesquière, dévoile un paysage artificiel,
une accumulation de blocs, des modules sombres qui ralentissent le
passage…
Le grand espace ouvre sur Promenade, réalisée avec
Christophe Van Huffel, œuvre invisible mais sonore, tropicalisation
radicale de l’espace d’inspiration cinématographique.
Dans la courbe, Panorama, (avec Benoît Lalloz et Martial Galfione),
présente une version contemporaine des panoramas du XIXème
siècle, une vision lumineuse et nocturne des grands ensembles
urbains de la planète.
Le Tapis de lecture invite à parcourir des piles de livres
de poche choisis par l’artiste qui sont la source de ses fictions,
son « réservoir de possibles ».
Traversant une passerelle extérieure, le visiteur pénètre
dans Cosmodrome, 2001, rampe de lancement spatiale, sonorisée
par Jay-Jay Johanson.
Enfin, le Cinéma rassemble une sélection des films
réalisés par l’artiste depuis 1996 (certains
co-réalisés avec Ange Leccia) ; chaque dimanche à 15h
un/e invité/e proposera une programmation spéciale
liée à l’exposition.
Le catalogue - ensemble de collaborations textuelles
et iconographiques - a fortement contribué à la genèse d’ Expodrome,
avec la participation de Jean-Max Colard, Nicolas Ghesquière,
Francesca Grassi, Lisette Lagnado, Hans Ulrich Obrist, Philippe Rahm,
Angeline Scherf.
Dominique Gonzalez-Foerster a participé à plusieurs
expositions à l’ARC : Numéro Bleu (1991), L'hiver
de l'amour (1994) ; Dominique Gonzalez-Foerster, Pierre Huyghe et
Philippe Parreno (1998) et Voilà (2000).
Elle a participé à de nombreuses biennales internationales
et festivals de cinéma et plus récemment à la
27è biennale de Saõ Paulo (2006). Elle était
invitée à la Documenta 11 à Kassel (2002) et
figurera à la prochaine Skulptur Project à Münster
(2007).
Directeur : Fabrice Hergott
Responsable de l’ARC : Laurence Bossé
Commissariat : Angeline Scherf avec Emilie Renard
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