Poursuivant
son exploration des différentes
pratiques contemporaines de la sculpture, le Grand Café invite Élisabeth
Ballet du 8 février au 22 avril. Reconnue comme une artiste
importante de sa génération, le centre d'art l'invite
pour un projet personnel d'envergure totalement inédit.
Regarder vers le haut, voir au loin. Au Grand Café, les propositions
d'Élisabeth Ballet opèrent un dépassement de l'architecture
; le lieu devient un matériau travaillé par la sculpture.
Les sept pièces qui composent l'exposition fonctionnent comme
un ensemble de combinaisons, de jeux de langage où l'idée
du dédoublement et de la répétition est à l'oeuvre.
Ces pièces évoquent l'effort, et renvoient à l'univers
du travail (manuel, industriel, intellectuel), mais aussi à son
pendant, l'oisiveté, la rêverie, le songe, telles des
métaphores du processus de création.
On retrouve ainsi dans l'exposition les thèmes chers à l'artiste
depuis une quinzaine d'années, sur les questions du déplacement
et de la circulation dans l'espace, sur l'articulation du dehors et
du dedans, de l'ouvert et du fermé, et sur le passage du physique
au mental. Rompant avec une sculpture purement formelle et abstraite, Élisabeth
Ballet nous entraîne vers une matérialisation de la pensée
qui laisse place à l'imaginaire comme prolongement évident
de la matière. Ses oeuvres n'en sont pour autant pas dénuées
de légèreté ; au contraire, très subtiles
dans les différents questionnements qu'elles suscitent, elles
surprennent et décontenancent Elles apparaissent à la
fois fragiles et silencieuses, poétiques ou légèrement
teintées d'humour.
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