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Les lieux le plus souvent représentés sont des terrains « praticables », à échelle
humaine. Ce sont en outre des espaces insignifi ants et afonctionnels,
des interstices du bâti. Ces espaces « résiduels » ont
en commun d’avoir échappé à la planifi
cation, au dessein, à la décision ; en ce sens, ce
sont des espaces ouverts. Reconstituées à partir de
différents lieux, ces surfaces composites deviennent alors
des scènes, des décors à investir."
"Chaque dispositif est effectivement pensé selon le
lieu d’accueil. Je prépare des « squelettes » d’images
après repérage de l’espace. Les décisions
de montage se font dans le lieu au fur et à mesure de l’avancée
des dessins. Par leur nature, les dessins muraux s’adaptent
et transforment l’architecture qui les accueille. Celle-ci,
en devenant support, est détournée. Les différentes
pièces : vidéos, montages numériques et dessins,
sont positionnées de telle sorte qu’une circulation
s’établisse entre elles et suggère un déplacement
au visiteur. La structure de la charpente du 19 est très
présente, je pense jouer sur des « suspensions » de
dessins à partir de cet entrelacement de poutres. Une autre
oeuvre est produite spécifi quement pour le 19 : un dessin
mural en relief en collaboration avec Christl Lidl."
Catherine Melin, extraits du petit journal.