La galerie Alain Le Gaillard expose pour la première fois
le travail du jeune photographe américain Michael Vahrenwald.
Outre-atlantique, cet artiste figure déjà dans des
expositions importantes, notamment au Whitney Museum of American
Art, qui l’a fait entré dans ses collections.
Les photographies de la série Universal Default ont été prises
dans les espaces frontières entre les champs d’agriculture
et les centres commerciaux péri-urbains. Ces lieux vides
prennent une allure mystérieuse à la lueur des éclairages
de parkings. L’appareil photo enregistre une réalité énigmatique
et tragique à l’apparence fictive. Pourtant ces photographies
très détaillées ne sont pas truquées.
Leur sujet témoigne de cette économie de consommation, « un
paysage de restes ».
Le travail de Michael Vahrenwald s’inspire de celui de photographes
américains des années 1960s et 1970s. En effet, leur
travail mettait en avant le besoin de repenser le paysage américain
pendant une période de crise politique, économique
et culturelle.
L’œuvre de Michael Vahrenwald n’est pas une narration
de « l’Amérique » mais plutôt une
exploration visuelle et archéologique de la société de
consommation américaine.