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centre d’art Passerelle présente, dans le cadre de la
semaine de la Santé Mentale à Brest et en
partenariat avec le Service de Santé Publique de
la ville, l'Ecole Supérieure d'Arts
et le musée des Beaux-Arts de Brest, l’exposition
de l'artiste Mâkhi Xenakis
du 18 février au 18 mars 2006.
Mâkhi Xenakis propose l'une des ses dernières oeuvres "Les
folles d’enfer" déjà présentée
fin 2004 à Paris dans la chapelle Saint- Louis de l’hôpital
de La Pitié-Salpêtrière.
A cette occasion, l'artiste s'est plongée dans les
archives de l'Assistance publique, où elle
a découvert des manuscrits totalement inédits,
saisissants et terrifiants. A partir de 1657, et pendant plus
de deux siècles
on internait facilement les femmes dont la société ne
voulait plus. Pour Passerelle, Mâkhi Xenakis exposera
un ensemble de 260 sculptures en ciment représentant
des femmes mendiantes, folles, criminelles, orphelines, sorcières,
homosexuelles, juives, épileptiques ou aveugles… qui
ont été enfermées
et maltraitées. L'artiste réincarne par ses
sculptures ces femmes rejetées
et négligées de la société qui
furent internées
dans des conditions de vie épouvantables pendant deux
siècles à l'hôpital
de la Salpêtrière. Cette sculpture pyramidale,
dans un dégradé de tons chauds, illumine le
lieu et redonne vie à ces milliers de femmes anonymes
trop souvent oubliées par la société. Il aura
fallu attendre la fin du XVIIIe siècle pour que Philippe
Pinel, nommé médecin
chef à la Salpêtrière, libére les
folles de la Salpêtrière
de leurs chaînes et mette fin aux châtiments corporels.
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