Entre
rêve et cauchemar, rire jaune et humour noir, l’exposition
La fin du monde se présente comme un parcours hallucinant,
flippant ma non troppo, un jour d’orage menaçant, dans
une Villa du Parc plus ou moins vide mais pleine de courants d’air
et de portes qui claquent, hantée par un mutant tendance Elephant
man, un loup et un crapaud…Le visiteur est accueilli par un étrange
robot domestique baptisé L’aventure, équipé de
klaxons à poire, à l’ancienne, dont l’absurde
fonction n’est pas sans rappeler celle des autos tamponneuses
ou des voitures téléguidées. Chaque fois que
L’aventure se heurte aux murs du centre d’art, nous avons
droit à de « pouêtiques » pouêt-pouêt.
Dans une chambre noire adjacente, des guirlandes d’ampoules à effet
de flammes et flammèches parodient un début d’incendie.
A l’étage, un faux feu de faux bois, qui flamboie dans
une fausse cheminée, suggère sans doute que la villa
est habitée, mais pour autant nous ne sommes guère
rassurés. D’abord parce que les murs de la pièce à côté sont
sur le point de s’écrouler, suite peut-être à quelque
tremblement de terre. Et puis parce que la dernière salle à visiter
est traversée par une palissade de jardin au sommet de laquelle
le titre de l’exposition est écrit à l’aide
de tasseaux de bois...Toutes les ouvertures vitrées donnant
sur l’extérieur, fenêtres et portes-fenêtres,
seront recouvertes d’un film (d’épouvante) transparent,
couleur orage de fin de journée…
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