Voilà bien longtemps que Philippe Garel
n'avait pas montré son travail de peintre à Paris.
Sa dernière présentation au Musée de Cognacq-Jay
sous le titre de Bon usage du faux rassemblait des pièces
qu'il est difficile de cataloguer. Étaient-ce des sortes de
meubles ou bien des sculptures à part entière ?
Mais c'est tout son travail qui est difficile à nommer, il se
distingue par une perfection quasiment glaciale de sa réalisation
au point qu'on peut se demander quel diable cache autant de maîtrise.
Maître dans le pastel comme dans la peinture à l'huile
se sont ces disciplines que privilégie l'exposition à la
Galerie Area – La réserve tandis que le musée de
Soissons montrera un ensemble de sculptures...
L’exposition de Philippe Garel s'intitule Mieux vaut en rire.
Pour autant que son travail semble “réaliste”,
il procède d’une démarche où l’invention
est maîtresse : il crée ses œuvres suivant des étapes
précises : façonnage de modèles, construction
d’un scénario, fabrication de ses outils, mises en scènes,
jeux d’ombres et de lumières colorées, défiant
ainsi les contraintes techniques. Alors que ses œuvres apparaissent
comme observées, elles sont toutes le produit de son imagination,
de la l'ironie qui s'en dégage.
Trois séries d'œuvres sont présentées
:
Les Rires, les Emblèmes et les Panoramatomiques et Parution
de la Monographie "Un luxe de pénurie" aux éditions
area
2 tomes présentant son œuvre des années 70 jusqu’à ce
jour.
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