Olivier de SAGAZAN
Né en 1959 à Brazzaville (Congo)
Vit et travaille à Saint Nazaire
Depuis 15 ans, Olivier de Sagazan se consacre totalement
aux arts plastiques, peintures, sculptures et performances. Il
expose régulièrement
dans une dizaine de galeries en France et en Belgique. Galerie Vitoux
Paris IVème, Galerie Duchoze à Rouen, Crid’art à Metz,
Sordini à Marseille, etc. Son travail s’articule autour
de la question du corps. La question demeure toujours d’en
découdre avec l’humaine condition. Ouvrir la carcasse,
faire parler le corps, essayer par tous les moyens de lui arracher
son mystère.
De son art, le sens commun dira facilement qu'il
est d'une nature violente. Or l'art n'est pas violence, n'est pas
violent. C'est plutôt
la vie qui est violente, devrait-on s'accorder à dire en faisant
preuve de réalisme. Car, comme chacun devrait le savoir, la
représentation d'une chose terrible, son imitation par l'art,
n'est pas la chose même. Il ne peut donc pas y avoir de violence
directe dans l'art, en tout cas, pas de violence réelle sur
les corps. La représentation du corps torturé, supplicié,
perforé, n’est pas en elle-même l’acte du
supplice qu’on peut y voir ou y croire représenté.
Tung-Wen MARGUE
Né en 1959 à Luxembourg
Diplômé de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de
Paris, Tung-Wen MARGUE possède une Maîtrise d'Arts Plastiques
de l'Université du Panthéon Sorbonne – Paris I.
En perpétuel questionnement sur ses origines, Tung-Wen MARGUE
nous offre sa propre vision de la Chine.
« Je pense parfois que ce n’est pas moi qui ai peint mes toiles,
elles se sont révélées elles-mêmes. » dit-il.
Jeune artiste, à la recherche de sa voie, il a traversé diverses étapes
qui l’ont mené d’une période blanche à la
quête d’une composition plus lyrique pour se fondre dans
un univers « aux formes secrètes et mystérieuses » (C.
Chevreux).
Puis, c’est au cours d’un séjour à Niort
et dans le Marais poitevin que se forge sa perception de l’environnement
et son sens de l’espace, si caractéristique de sa peinture.
L’artiste pratique la peinture à l’huile. Ses
couleurs ne sont pas vives. Il maîtrise l’art du mat,
du terne. Il ne cache pas ses peintures sur papier derrière
les reflets du verre mais utilise ses papiers peints autrement. Il
les entasse en strates successives jusqu’à ce qu’il
obtienne la composition voulue. Ce procédé de couches
quasi-archéologiques lui permet une peinture à huile
sur papier d’une autre manière.
Parfois, il colle ses papiers colorés sur un support d’aluminium,
une planche de bois ou une tôle ondulée.
La peinture de l’artiste est une espèce de mouvement
perpétuel entre les éléments de la nature (terre,
eau, ciel, fragments de végétaux), divers objets imprégnés
d’un certain symbolisme (calices, coupes, chaises) et ses propres
visions de notre environnement.
Tung-Wen Margue ne se dévoile pas à grands coups de
pinceaux, mais il pratique sa peinture, pleine de mystères,
tout en finesse.
WANG GANG
Né en 1964 à Jinan, province du Shandong, en Chine
Vit et travaille à Paris
En 1985, il est diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts
de Xi’an (département de peinture à l’huile,
atelier « personnage »). Il s’installe à Paris
en 1996, depuis, il n’a jamais cessé de penser à son
pays natal. Ses origines et ses souvenirs sont le fil directeur de
son travail.
L’univers de Wang Gang est empreint d’un formidable
anachronisme baigné dans un océan intemporel. Ses personnages
anonymes, tantôt reflétant la dernière dynastie
de Qing, tantôt le monde contemporain, sont en apesanteur dans
un espace trouble, nostalgique et singulier.
Le spectateur entre en résonance avec l’œuvre
où les personnages souhaitent instaurer un dialogue avec lui
: ils s’éloignent en se perdant dans l’éternité pour
ressurgir à nouveau et réveiller les souvenirs enfouis
de sa mémoire.
Les personnages isolés, flottants, sont une métaphore
de notre pensée la plus secrète et de notre méditation
sur le temps qui nous échappe. La peinture de Wang Gang est
le reflet même de notre mémoire sélective où les
souvenirs, les visages et les paysages se confondent les uns avec
les autres pour créer une œuvre totale où la confusion
des souvenirs cède place au rêve
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