SYLVIA MARQUET : cadre gris, fond
gris, traits gris : un objet indifférencié
« Si, il y a une sonorité au dessin, elle se trouve étouffée
par le vide entourant la figure. »Le dessin, c'est un travail
de structure. La partie "matière" se place dans
le choix du support. Ici, le calque 90g, doublé d'un fond
de papier gris et non un carton, qui rendrait la réception
beaucoup plus rigide. Ici, le format est l'A4, il existe aussi des
24x32cm, des A3. Un format restreint individualise celui qui le regarde.
Il s'adresse à vous, à vous uniquement, fait de vous
un sujet, et non une foule. Certain dessins appartiennent à un
ensemble plutôt "animiste", on peut leur conférer
une dimension poétique. D'autres se chargent de vétusté par
les habitations dessinées. Sylvia Marquet compare, cite, réfère à des
pratiques aussi diverses que l’architecture, la peinture classique,
la psychanalyse, la littérature ou les arts premiers. Elle
travaille selon un processus sériel, déclinant ses
formes et ses sujets, développe et affirme son trait, tous
les style de traits. Sylvia Marquet pratique le dessin de manière
cathartique. |