Ruzena est née en 1971 à Besançon.
Une partie de ses ancêtres est d’origine tchèque.
Ce qui explique le choix de son pseudonyme. Sa jeunesse se déroule à Libourne
où elle étudie l’Economie puis l’Histoire
de l’Art. Elle travaille depuis 1997 dans le domaine de la
culture.
Cette artiste autodidacte dessine au rotring, à l’encre
et au crayon. Depuis peu, elle s’adonne aussi à la gravure.
Son univers, atrabilaire, est peuplé de femmes mêlées à des
sortes d’incubes ou d’anges ailés et décharnés
qui s’inscrivent comme en négatif sur le papier. Parmi
ces personnages féminins aux chevelures de gorgone, certains,
munis de pieux et de cordes, infligent des tortures à leurs
comparses. Sans doute une manière, pour l’artiste, d’exorciser
ses démons intérieurs en tissant les lignes de son
journal intime qui emplit la feuille en hachures serrées.
Jusqu’à ce que la page soit saturée, jusqu’à la « fatigue
des yeux », consent-elle à nous révéler à propos
de son travail sur lequel elle est tout aussi discrète que
sur sa vie privée.
Ruzena réside à Rauzan. Ses œuvres ont été exposées
notamment à la Galerie Dettinger-Meyer de Lyon, à « Une
sardine collée au mur » de Genève, à « Art
Brut and Affiliated works », University of Michigan d’Ann
Arbor, au Festival d’Art Singulier d’Aubagne et à L’Art
partagé, à Rives.
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