Le Centre
Pompidou met à l'honneur la bande
dessinée. Parallèlement à l'exposition Hergé,
l'exposition BD Reporters réunit croquis, planches de bande
dessinée, photos et dessinateurs.
S'adressant à un public adolescent, elle invite à explorer
la relation entre le voyage et le dessin.
Sur un parcours de 400m2, BD Reporters explore ces nouveaux territoires
où la réalité rattrape la bande dessinée,
du carnet de voyage au reportage.
Les dessinateurs partent en voyage : que vont-ils nous restituer de
leur expérience particulière ? Que regardent-ils ? Que
choisissent-ils de représenter ? Quelles formes prend leur écriture?
L'exposition débute avec le travail d'Edmond Baudoin, arpenteur
du paysage, qui propose « Le chemin de St Jean », un
certain imaginaire de la marche, un peu dans le sens du marcheur
d'Alberto Giacometti, comme une ouverture au voyage et au dessin
: abandonner les idées préconçues, ouvrir les
yeux et les oreilles, un carnet de croquis en poche.
Puis le voyage se poursuit avec la fantaisie de Jano en ballade à Rio
de Janeiro, au Brésil, avec la quête d'identité de
Johanna qui retrouve ses racines à Taïwan ou encore le
retour en Algérie de Jacques Ferrandez dont il garde mémoire.
Une des thématiques principales de l'exposition est le reportage
de la guerre en Bosnie avec, entre autres, le dessinateur Joe Sacco,
emblématique de la bande dessinée de reportage, qui
présente planches originales, documents de référence
et croquis réalisés sur place. Ou encore le témoignage
d'Etienne Davodeau sur une grève à Brest en avril 1950.
Trois ans d'enquêtes, d'écriture, de dessins, de rencontres
ont été nécessaires à l'élaboration
de l'ouvrage « Un homme est mort ». Travail journalistique
qui peut être opposé à l'approche contemplative,
hors du temps, de Loustal pour qui le dessin de voyage est un pur
plaisir. Quand il est bien dans un endroit, ce globe-trotter prolonge
ce moment en prenant un carnet et en dessinant ce qu'il a devant
lui.
Le parcours de l'exposition se termine avec « L'Homme qui marche ».
Un dessin tout en finesse de Jiro Taniguchi qui prend le temps de
voir ce que les autres ne voient plus, un temps d'observation et
de silence.
A noter que Cabu, représentant de toute une génération
de critique journalistique, a réalisé, pour l'occasion,
une série de planches consacrées au Centre Pompidou
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