Après l’international avec l’Italie,
la Belgique, l’Allemagne la Finlande et les Pays-Bas, le 36
joue l’alternance et soutient cette fois si la création
régionale
en accueillant la première exposition individuelle
de Mathieu Boisadan.
L’occasion pour cet artiste strasbourgeois d’exposer ses
dernières séries et d’essayer de nouvelles
pratiques en proposant un mix vidéo/peinture.
«
J’envisage ma peinture comme un écran informatif, un moniteur
de flux d’images où le monde se réfléchit.
C’est une peinture/écran qui
se concrétise en un objet peinture. L’écran
incarne l’objet du crime pictural parfait.
C’est un objet simple, strict, universel (…) où toutes
les réalités se conjuguent, se déforment,
se transforment (...) et où ma peinture peut pleinement se
construire puisqu’elle s’attaque aux déformations,
aux accidents, aux distorsions (...) que provoquent la diffusion
d’un flux d’images. La peinture décrit
pleinement ces transformations. Une peinture/écran
qui altère picturalement la figure
de départ tout en la rendant, par le signe des é
critures, à la réalité même de son existence
et de sa forme originelle (Les images nocturnes noires et
vertes des bombardements sur Bagdad de la 1ère Guerre du golf
auraient été abstraites si les écritures
ne leurs donnaient sens). Le châssis représente
l’écran. La trame de
la toile est le quadrillage numérique que l’on perçoit
plus ou moins nettement et qui se déforme anarchiquement
sans perdre véritablement sa forme. L’épaisseur
et la dimension du châssis évoque un grand écran
plat de lieu public ou encore un écran de pub. L’aspect
brillant de la peinture accentuant encore cette sensation d’une
peinture/écran (…) ».
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