Thomas Bauer / Nathan Coley / Marcelline
Delbecq / Aurélien Froment / Victor Man / David Noonan /
Géraldine Pastor-Lloret / Gail Pickering / Jimmy Robert /
Virginie Yassef
Vernissage le samedi 5 avril à 17h30
L’exposition au centre d’art du Parc Saint Léger
focalise son attention sur la question du personnage, ou plus exactement
sur la façon dont certains artistes convoquent dans leurs œuvres
des personnages réels ou imaginaires, littéraires ou
historiques, exhumés d’un passé proche ou lointain.
Le titre de l’exposition renvoie tout aussi bien au chef d’œuvre éponyme
de Bergman qu’à la théorie psychanalytique de
la persona chez Jung. « Persona » (parler au travers
en latin) désigne le masque que portaient les acteurs de théâtre.
Ce masque avait pour fonction à la fois de donner à l’acteur
l’apparence du personnage, mais aussi de permettre à sa
voix de porter suffisamment loin pour être audible des spectateurs.
Chez Jung, il faut comprendre la persona comme un archétype,
un « masque social » que chacun revêt de manière
plus ou moins consciente. À travers la persona, ce sont donc
bien les démarches d’appropriation, d’identification
et de rapport au monde qui sont en jeu. À travers l’esquisse
de personnages réels ou fantasmés, les artistes de
l’exposition Persona convoquent métaphoriquement des
attributs leur permettant d’infiltrer et de réanimer
le réel. Face à une (télé) réalité permanente,
ces artistes contemporains imaginent des scénarios dérivatifs
en mettant en tension des éléments disparates et fragmentaires
dont le spectateur doit reconstituer la trame à la manière
d’un détective ou d’un archéologue.
Exposition fantomatique, où la question du double est récurrente,
où la présence se définit en creux, Persona
est traversée par des personnages sans consistance, hantant
des lieux paradoxaux, où la structure schizophrénique
résulte de la disparité entre un personnage et son
double, entre un rôle et son incarnation.
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