Après ses études Francisco Bores
López entre en 1916 à l'académie de Cecilio
Pla, où il demeure trois ans, et réalise au Prado des
copies de Velasquez, Goya et Titien. Il participe à partir
de 1922 aux salons officiels puis collabore à différentes
revues.
Francisco Bores décide en 1925 de partir à Paris,
s'installe à Montparnasse et fait la connaissance de Picasso
et Juan Gris. Après de premiers contacts avec les marchands
Jacques Bernheim et Léonce Rosenberg, il présente une
première exposition personnelle à la galerie Percier
en 1927, qui lui vaut un article élogieux de Teriade dans
la revue Cahiers d'art. Il rencontre alors Jules Supervielle, Max
Jacob, Jean Cocteau, Raymond Radiguet, Aragon, André Breton,
Paul Éluard, Man Ray, André Beaudin.
En 1929 Francisco Bores séjourne à Grasse et Cagnes
avec Taïa Perewoska, qu'il a rencontrée l'année
précédente à Paris au café du Dôme
et qu'il épouse en 1930, passant l'été auprès
de Tériade puis de Picasso. Sa fille Carmen naît en
1931. Il fait la même année la connaissance des sculpteurs
Alberto Giacometti et Henri Laurens. Exposant régulièrement à la
galerie Vavin-Raspail, il passe en 1933 des vacances à Varengeville
avec Pierre Reverdy, y rencontrant Braque puis, pour des raisons économiques,
rentre avec sa famille à Madrid chez sa mère.
Francisco Bores expose à Londres en 1934 avec André Beaudin
et Salvador Dali et participe à l'exposition Minotaure organisée
par E. L. T. Mesens au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. En 1935
il signe un contrat avec Daniel-Henry Kahnweiler, directeur de la
galerie Simon et retourne à Madrid jusqu'à la guerre
civile. Son fils Daniel (hommage à Kahnweiler) naît
en 1937. Après le déclenchement de la seconde guerre
mondiale Bores s'installe en 1940 à Saint-Jean-de-Luz, où il
rencontre quotidiennement Matisse.
De retour à Paris en 1941, il participe à l'exposition
des Vingt jeunes peintres de tradition française, retourne
en 1943 à Madrid avec sa famille qui y demeure jusqu'en 1945,
mais revient à Paris tandis que paraît Cinq peintres
d´aujourd´hui, Borès, Beaudin, Gischia, Estève,
Pignon (texte de Roger Lesbats), édité par André Lejard.
Il fait la connaissance des peintres espagnols Tàpies, Lobo,
Xavier Oriach, Parra, Pelayo, Palazuelo. Participant à de
nombreuses exposition collectives en France et à l'étranger,
il présente des expositions personnelles à la Galerie
de France (1946 et 1949), à la galerie Apollo de Bruxelles
(1946), à la galerie Pierre (1950), à la galerie Louis
Carré (1954, 1956, 1957 et 1962), chez Pierre Berès
(1960).
Francisco Bores réalise en 1961 une série de lithographies
pour l'illustration des œuvres complètes d'Albert Camus
publiées par l'Imprimerie nationale. Il expose à la
galerie Villand et Galanis, aux côtés de Chastel, Estève,
Jacques Lagrange, Gischia, Lapicque, en 1964, 1966 (préface
de Roger van Gindertael) et 1967.
Après sa mort une cinquantaine d'expositions de ses œuvres
ont été organisées dont d'importantes rétrospectives,
notamment à la galerie Villand et Galanis (1975), au Musée
d'histoire et d'art de Luxembourg (1976), à Madrid (1976), à Artcurial
(Paris, 1982), au musée de Santander (1985) et au Musée
National Reine Sophie de Madrid (1999).
Source wikipedia
La galerie Marwan Hoss présente du 13 mai au 11 juillet
2008 une vingtaine d'oeuvres : huiles gouaches, aquarelles de 1927 à 1963
de Francisco Borès
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