« Parallèles », retrace l’histoire
de deux enquêtes : celle de l’artiste, Jürgen Schilling, à la
rencontre de personnes « comme vous et moi, mais qui s’appellent ‘patients’ »,
des personnes à part, en soin, blessées, déstabilisées,
dans une situation qui change la vision, qui transforme le regard.
C’est aussi l’histoire de ces patients des ateliers dessin
menés par Jürgen Schilling au Bon Sauveur, sur les traces
des personnages de la pièce de William Shakespeare « La
Tempête ».
« La Tempête » montre des personnages en détresse,
naufragés confrontés « à la puissance
de l’art qui illumine et transforme la vie des hommes,… mais
aussi les limites de cette puissance. » (J.D.Jump)
Les personnages de la pièce ont été présentés
aux patients à travers des modèles (portraits dessinés
par l’artiste inspirés de photographies de presse).
Les reprises des patients, leur manière d’aborder un
caractère à travers le dessin, ont guidé l’artiste
dans le choix des personnages ni fictifs ni réels qui constituent
une partie de la série des images de « Parallèles ».
Ces images qui parlent de rêves, sont vues au travers du regard
féminin de Miranda : des images de rêves profonds ou éveillés,
de ceux qu’elle a rencontrés il y a longtemps, mais
aussi de rêves d’ici et maintenant. Elles nous parlent
d’une Tempête qui peut se déclencher n’importe
où, à n’importe quel moment….
Le dispositif prend la forme d’un diaporama dont le fil conducteur
est le regard de Miranda, seule femme sur l’île, seule
femme de la pièce, pour laquelle les patients montraient une
préférence. A travers le recul narratif, son regard
avoisine celui des patients. Confiante et désenchantée,
elle voit passer devant son oeil intérieur les évènements
d’une île pas si lointaine que ça, et des personnages
pas si fictifs que ça…
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