Concept
Après une première expérimentation positive du
projet en galerie, le projet du couple
Dorota Kleszcz / François R s’enrichit de nouveaux éléments
et revisite la conception de l’exposition.
A mi-chemin entre la performance, l’installation « work
in progress », et l’exposition pluridisciplinaire, ADDICT
défi nit
un projet en constante évolution ou l’humain fait partie
intégrante d’un processus de recherche durant la période
de
l’exposition.
Les différentes oeuvres constituant ADDICT ne sortent pas uniquement
de l’imaginaire ou de l’inconscient des deux
artistes mais prennent forme dans une réalité bien concrète
et se placent en proposition, questionnement sur des
thématiques très contemporaines comme la solitude intérieure,
l’étude comportementale à des vues économiques
et
politiques, la tendance générale à se réfugier
dans une réalité virtuelle pour cause le manque de pouvoir
par rapportà une machine économique et sociale toujours plus oppressante
et sans failles.
François R et Dorota Kleszcz, créent des installations,
sont des installations, échangent leurs rôles avec le
public et
créent un environnement ou l’on ne distingue plus ou se
trouve exactement l’exposition.
A travers ce dispositif, les deux artistes explorent les frontières
de la réalité en tant qu’information falsifi ée,
tronquée,
dans une société médiatisée à outrance
ou l’image contemporaine représente ce qui est vrai au
dessus de toute
recherche intellectuelle ou instinctive.
Le projet ADDICT représente une tentative pour établir
une passerelle entre l’individualisme et l’existentialisme
de
l’artiste et les maux politiques et sociaux contemporains en
redéfi nissant ce que peut être un message artistique
au
milieu d’un fl ot ininterrompu d’informations visuelles
et sonores.
Le
projet « 28eme parallèle » de François
R
François R expose une version de son dernier projet « 28eme
parallèle » exposé à Nancy lors du festival«
Souterrain porte 3 » et à la galerie sous réserve
de Créteil. Ce projet est constitué d’une recherche
photographique et vidéo ajoutée d’une installation
sur le thème de la société de consommation et
de ses
méthodes subliminales pour inculquer les bons choix et les bonnes
directions à travers toutes les situations
banales de la vie urbaine contemporaine.
L’artiste nous invite à un voyage initiatique dans la
métropole Parisienne, accompagné par un personnage
faisant partie d’un nouvel ordre spirituel appelé « les
guides » ; ce guide à l’allure fantomatique se
dirigera tout
droit vers la source, sa cible.
Une installation vidéo, une série de photographies, un
caisson lumineux, et diverses installations réalisées
par
François R tentent une introspection dans le monde réel,
celui de l’exploitation des masses, de la productivité et
de l’ingeniering de la propagande.
Une installation béton in situ est réalisée sur
place par le groupe « Bétons de Paris »; cette installation
est
structurée en 3 temps : la fabrication, le démoulage,
la mise en espace fi nale. Directement insérée dans
l’espace, « Béton in situ » représente
une sorte d’appendice physiologique issue de l’environnement
direct ou
se passe l’action.
Le
projet « Amorphe » de Dorota Kleszcz
Dorota Kleszcz, remarquée suite à deux précédentes
performances percutantes présentées dans différents
pays,
ainsi que dans une galerie de la place des Vosges et diffusés
sur deux chaînes de télévision françaises,
présente son
nouveau projet « Amorphe ».
«
Amorphe » est une installation active dans laquelle l’artiste
se met en scène pendant divers moments de l’exposition
;
ce projet, issu d’un fi lm d’animation réalisé par
l’artiste, décrit l’environnement d’un monde
imaginaire, une fable axée sur
l’arrêt du déroulement du temps. Comme à l’accoutumée
Dorota Kleszcz construit un environnement visuel et sonore
représentant son espace vital ou elle évolue d’une
manière symbolique ; c’est donc avec son architecture
intérieure
qu’elle défi nit son message.
Le projet Amorphe décrit une incapacité d’action,
des tentatives vaines d’infl exion du déroulement du temps
qui se
traduisent par une attitude de renoncement, un état lymphatique
de non implication.
L’artiste nous invite dans son monde intérieur et se place
comme spectatrice des réactions du public qui ne peut ni lui
parler, ni interagir sur sa propre évolution. Des formes en
3 dimensions sont disposées comme en lévitation au dessus
de l’installation représentant des extraits de la vidéo
; le personnage nommé Amorphe se nourrit de ces formes jusqu’à ce qu’elles se vident de leurs contenus. Amorphe exécute
des gestes répétitifs avec une sorte d’automatisme
routinier
sans avoir vraiment conscience du sens de ses gestes. |