Hugues
Joly est né le 12 mai 1954 à Jadotville, au Zaïre.
Une fois sa famille de retour en Belgique, il suit l’enseignement
primaire à l’école Decroly qui privilégie
la créativité. Puis il parcourt l’Europe avec ses
parents et en profite pour visiter les principaux musées. Les œuvres
de Rembrandt, Van Eyck et Rubens sont sa nourriture quotidienne.
Arrivé à l’atelier de La Pommeraie, il veut
peindre une Madone de Van Eyck. Bloqué par ses références
artistiques, le résultat est décevant. Entre un artiste
du XVIe et du XXIe siècle, tellement de choses ont changées
! Il peint des scènes religieuses : Cène, Crucifixion, à sa
manière et, très sensible au corps féminin,
va bientôt intégrer dans ses peintures des corps de
mannequin. L’artiste traverse des périodes de doutes
car scènes religieuses et nu féminin sont difficilement
conciliables. Dépassé ce combat entre religieux et
profane, aujourd’hui il se met parfois en scène au milieu
de ses créatures de rêve. Outre le contenu, la représentation
graphique le tourmente beaucoup. Il termine sa toile par un cerne
autour du sujet. Mais comme il a beaucoup de mal à contrôler
son geste, le cerne est très épais. Cet artiste, très
exigeant envers lui-même, fait constamment des essais, réalise énormément
de croquis, s’essaie aux collages, peint de petits formats
ou d’immenses toiles.
Hugues Joly réside à Ellignies Sainte Anne. Il occupe
une place prépondérante à l’Atelier de
La Pommeraie qu’il fréquente quatre matinées
par semaine. Ses œuvres ont été présentées
notamment à l’Art en Marge, à Bruxelles, au Musée
du Docteur Guislain à Gand, au Musée de l’Art
Différencié à Liège
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