Ce nouvel
accrochage présente une très
large sélection des quelque 200 œuvres et documents qui
sont venus depuis dix ans enrichir chacun des départements
du fonds de la Maison de Victor Hugo : dessins du poète, livres
précieux, manuscrits et photographies…
Le premier étage du musée accueille les visiteurs
avec des dessins de l’écrivain qui, nous le savons,
ont accompagné dès le début des années
1830 l’ensemble de son œuvre et se sont souvent fait l’écho
de sa pensée politique. Petits croquis ou grand lavis, paysages
ou compositions abstraites, les dessins entrés dans la collection
depuis dix ans couvrent toute la palette du poète dessinateur
et attestent sa grande variété et souvent son étonnante
modernité.
L’œuvre littéraire de l’écrivain
est ensuite abordée à travers des éditions originales
enrichies telle celle des Travailleurs de la mer (1866), acquise
en 2003, truffée de dessins, de photographies, de manuscrits
et de copeaux de l’auteur. Sont également présentées
des éditions originales d’œuvres dramatiques dédiées à Juliette
Drouet, Mlle Favart… une édition des Chansons des rues
et des bois (1865) ornée d’une exceptionnelle dédicace à Baudelaire,
ou encore les ultimes corrections des épreuves de La Légende
des siècles (1859).
Des photographies anciennes
rappellent l’engagement immédiat
du proscrit en faveur de ce medium en lequel il vit spontanément
le moyen de lutter contre l’absence et l’oubli en diffusant
fidèlement son image. Portraits et paysages, réalisés
dans le célèbre « atelier » qu’il
installe avec ses fils à Jersey, apparaissent dans le fameux
album d’Augustine Allix, Souvenir de Marine Terrace, considéré comme
l’un des plus mémorables « albums des proscrits ».
Parallèlement, des photographies contemporaines d’Oliver
Mériel et de Joël Laiter restituent l’atmosphère
passée et présente de Hauteville House, la maison de
l’exil à Guernesey et à travers elle un peu de
l’âme de l’écrivain qui la hante encore.
Cette présentation se poursuit au deuxième étage
du musée, dans l’appartement, où est réunie
une sélection de lettres familiales dont le fonds s’est
notablement enrichi : lettres des jeunes frères Hugo à leur
père, lettres de Guernesey de la famille Hugo évoquant
l’exil et le contexte politique de l’époque.
Enfin, près de la chambre où Victor Hugo s’éteignit
avenue d’Eylau, est présenté un étonnant
ensemble de photographies de ses funérailles par Alfred Normand.
Direction Danielle Molinari
Commissariat Vincent Gille
Assistantes
Claire Lecourt-Aubry
Michèle Bertaux
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