Le Parvis centre d’art contemporain, Ibos
et Vidéo K.01, Pau
IRIT BATSRY
Lignes - exposition à Ibos
Irit Batsry, un parcours vidéo - Vidéo K.01, Pau
avec les créations sonores de Stuart Jones
19 avril – 9 juin 2007
vernissage jeudi 19 avril à 16h au Vidéo K.01 et à 18h30 à Ibos,
en présence de l’artiste
Irit Batsry au Parvis
Le Parvis a invité à Ibos et à Pau Irit Batsry
qui explore, avec ses vidéos, installations et photographies,
la mémoire collective et personnelle, et sonde la manière
dont le réel est représenté et transformé à travers
notre perception, par la technologie et notre imagination.
Irit Batsry est une artiste de renommée internationale. La
Galerie Nationale du Jeu de Paume lui a consacré une rétrospective
vidéo (1981-2006) en 2006.
A Ibos
Dans la salle d’exposition, Irit Batsry propose La Ligne Jaune,
installation qui est un véritable processus de mise en abîme
du regard. Irit Batsry y entoure les spectateurs d’images représentant
les personnes derrière le ruban noir et jaune marquant les
limites d’un lieu de tournage. La périphérie
devient le centre de l’attention. Les observateurs deviennent
les sujets et La Ligne jaune – étroite séparation
entre le quotidien et la fiction cinématographique - devient
elle-même un des protagonistes.
La pauvreté, omniprésente au Nordeste brésilien,
ressort naturellement des images filmées par Irit Batsry sur
le tournage du film Le ciel de Suely de Karim Aïnouz. Mais les
personnes montrées ne sont pas réduites à leur
situation économique et sociale.
La Ligne Jaune, dont l’artiste a présenté une
autre configuration en 2006 à New York, fait partie d’un
cycle de travaux en cours de réalisation construit à partir
d’une centaine d’heures d’images tournées
par Irit Batsry pendant les tournages de trois films de fiction brésiliens.
La première oeuvre de cette série, l'installation
multi écrans Set, avec une projection sur la façade
extérieure du musée, a été présentée
au Whitney Museum (2003-2004). « Irit Batsry fait preuve d’une
aptitude exceptionnelle pour rendre apparents les aspects picturaux,
symboliques et poétiques du travail de construction d'un film,
et maîtrise parfaitement l'inextricable unité entre
forme et contenu, entre structure et sens, ce qui est rare dans l'art
contemporain ». (ROBERTA SMITH, NY Times, le 9 janvier 2004).
La seconde, Through the Looking, est une exposition d’installations
vidéos et de photographies, présentée en 2006 à la
Shoshana Wayne Gallery de Los Angeles.
Au Vidéo K.01, à Pau
Irit Batsry, un parcours vidéo, avec les création sonores
de Stuart Jones, est un choix de vidéos monobandes parmi les
plus représentatives : Fine mechanics, 1983, 4’’ ;
The roman wars, 1983, 6’’ ; Passage to Utopia trilogie
composée de Stories from the Old Ruin, 1986, 15’’,
Leaving the Old Ruin, 1989, 34’’ et Traces of a Presence
to Come, 1993, 39’’; A Simple Case of Vision, 1992, 12’’;
Scale, 1995, 12’’; These are not my images, 2000, 80’’,
film–clé d’Irit Batsry.
These are not my images, 80’’, 2000, avec une création
sonore de Stuart Jones, sera également diffusée par
le cinéma du Parvis durant le temps de l’exposition. « Roadmovie » décalé,
These are not my images se déroule dans un futur proche et
suit le voyage d’une cinéaste occidentale et de son
guide à demi aveugle. Mélangeant images documentaires
et fiction expérimentale, l’oeuvre questionne notre
manière de voir et de montrer le réel. La création
de Stuart Jones nous plonge dans des paysages sonores, entre concret
et imaginaire.
« Formellement, l’art d’Irit Batsry est exemplaire
d’une des tendances artistiques récentes les plus significatives:
mélangeant les médias et rendant floues les frontières
entre disciplines. Conjuguant des éléments de l’architecture,
du cinéma, de la vidéo, de la sculpture, aussi bien
que des références à la peinture, à la
photographie, à la poésie, Irit Batsry tisse une toile
singulièrement expressive. L’objectif d’Irit Batsry
depuis ces vingt dernières années a été d’interroger
la construction et la perception des images.
Puisque notre expérience de la réalité passe
par l’intermédiaire des images, cette investigation
est forcément liée aux questionnements sur la manière
dont nous faisons l’expérience de la vie elle-même.
Fondamentalement donc, l’art d’Irit Batsry est existentiel,
reflétant l’essence même d’être. (…)
« Lawrence Rinder, curator of contemporary art, Whitney Museum of American
Art, in Irit Batsry, 2003.
Les oeuvres d’Irit Batsry figurent dans des collections prestigieuses,
notamment celles du MoMA et du Whitney à New York. Lauréate
du Prix Bucksbaum, grand prix de la Biennale du Whitney Museum of
American Art 2002 et de la Fondation Daniel Langlois pour l’Art,
la Science et la Technologie en 1999, elle a reçu le Guggenheim
Foundation Fellowship (1992). Ses vidéos, sélectionnées
dans des festivals internationaux (Rotterdam, New York, Rio, Berlin,
Londres), ont été soutenues et diffusées par
ARTE. Elles ont reçu, entre autres, le Grand Prix Vidéo
de Création de la Société Civile des Auteurs
Multimédia, à Paris (1996 et 2001), le Grand Prix au
Festival vidéo de Locarno (1990 et 1995), et au Festival de
Vigo (1994 et 2001), ainsi que le Best International Artistic Contribution à Cádiz
(1991). Ses oeuvres ont été présentées
dans 35 pays : National Gallery à Washington DC, National
Film Theater (Londres), Centre d’art Reina Sofia (Madrid),
Tel Aviv Museum, Museu d'Arte Moderna (Rio), Ludwig Museum (Cologne) …
Stuart Jones, compositeur, interprète et créateur sonore
reconnu, est influencé par son travail avec l’avant-garde
occidentale (Cage et Stockhausen) et la musique non occidentale (le
percussionniste ghanéen Mustapha Tettey Addy). Depuis 1989,
il collabore avec Irit Batsry avec des bandes sonores exceptionnelles.
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