Selon Sylvain Ciavaldini, il existe
plusieurs formes de réalités et, pour chacune d’entre elles,
il y a des éléments, qu’on pourrait appeler révélateurs
qui ont pour fonction de donner une forme palpable au réel.
Il existe aussi des objets, ni tout à fait réels ni
tout à fait imaginaires, qui joueraient un rôle prépondérant
dans notre quête de formalisation. Codifiée, la matière
peut devenir du son, des saveurs et des odeurs et, une fois atteinte
cette nouvelle dimension, l’objet est alors retravaillé pour être à nouveau
simplifié à l’extrême.
Si une métaphore est l’emploi d’un mot existant
pour désigner quelque chose de nouveau, Sylvain Ciavaldini
suit cette règle à la lettre et use de tous ses sens
pour remodeler les choses, les torturer, les défigurer, pour
finalement les replacer exactement au même endroit.
Il y aura donc des flamands roses somptueusement éventrés
et baignant dans leur flaque d’acrylique, des fresques inhumaines
peuplées de joyeux personnages et des oiseaux minutieusement
crayonnés écrasés par leur propre rugissement.
C’est ainsi que fonctionne la vie. Associer
pour mieux exister.
Sylvain Ciavaldini vit et travaille à Marseille
|