Son travail plein de promesses
avait été exposé par
Jean Dieuzaide au Château d’Eau en 1980. Depuis, Gladys
a régulièrement fait l’actualité artistique
avec une nouvelle série ou un nouvel ouvrage. Exposant aussi
bien en France qu’à l’étranger, dans des
lieux publics que privés, elle voit son travail récompensé par
deux fois en 1987 et 1989 (lauréate de la Villa Médicis « hors
les murs » et du prix Nièpce ). Elle vient de recevoir
le prix «Femme Artiste 2007» du National Museum of Women
in the Arts, Washington, DC.
Par cette exposition qui mettra en perspective l’ensemble de
son travail, le Château d’Eau veut rendre hommage au talent
foisonnant et multiforme de l’une des photographes les plus singulières
en France.
L’originalité de Gladys réside dans le regard
qu’elle porte sur les êtres, les choses et les lieux
pour nous dévoiler leur essence profonde, leur intimité.
Elle nous entraîne dans l’univers tendre et lumineux
qui est le sien, conjuguant le réel, l’imaginaire et
le sensible. Ce sont de véritables poèmes qu’elle
nous livre au travers de ce médium.
«
Album», « Salle des souvenirs », « Mamonakou », « Miho
et paysages », « Casa Ortiz », « Tête,
archéologie du présent », « l’envers
du visage », « Couleurs de l’eau », «Couleur
verte » … (on ne cite pas tout) l’ensemble de son
oeuvre s’organise en séries qui ont chacune leur cohérence
propre et personnelle correspondant à des projets déterminés.
Mais, comme Gladys tient à le souligner, bien que ses images
puissent paraître à première vue dissemblables,
on retrouve, à travers le temps, dans ses photographies le
même fil conducteur qui les lie dans une narration. Dans son
travail, l’aspect grave et sérieux côtoie toujours
l’aspect ludique et léger.
Cette exposition “Table des matières, 1980-2007” rassemblera
les images de ses débuts, jusqu’à ses plus récents
travaux sur la couleur, et les mettra en dialogue entre elles pour
révéler un univers ludique, sensible et sensuel.
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