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Vernissage le samedi 27
avril à partir de 18h
Il
s’agit de reconstituer le Chaos, goutte à goutte, à la
manière d’un début d’averse qui marque
le sol de mille points hasardeux. Ces
points sont de peinture rouge sang, comme une pluie chargée
de vent et de sable saharien – l’Harmattan – ou
comme les menstrues de la mère d’Eve, cette lointaine
aïeule qui mit ainsi en route la merveilleuse horloge biologique. Ces
gouttes, distribuées au hasard de l’espace et du
temps, donnent cependant quelques repères bien ancrés,
quand quatre d’entre elles créent une parfaite orthogonalité qui,
inscrite au sol d’une croix noire, dit un lieu et un moment – là où peut,
pourra ou a pu naître l’événement. Restent
quelques traces lisibles, objets, dessins ou écritures
qui, jalonnant notre traversée et l’évoquant,
témoignent des outils nécessaires au voyage, des écueils
rencontrés et de la manière de les contourner par quelques
artifices et pratiques propitiatoires. Ainsi seront évoqués
: - le rocher aux trois serpents
- le pain du noyé
- Montrouge
- OK - KO
- les frères de sang
- l’emblemele
- Eva
- la mère rouge et le père vert
- les pommes de terre saignantes
- les lunettes ME - LE
- les points de touche
- quelques grimaces au ciel ou le nom de Dieu
- la chaise du gardien Le
périple, issu du creux de la mère, se poursuit « là où l’esprit
nous pousse » comme le dit Ezéchiel – comme une épopée
ou le mouvement des marées ; comme une fuite aussi lorsque
la mer s’ouvre et livre passage. François
Bouillon François Bouillon s’empare de la Galerie et reconstitue
un parcours à la fois sensible et tourbillonnant. Un
parcours initiatique même : cette traversée de la
mer rouge est aussi une brèche dans l’œuvre de
l’artiste, plusieurs de ses réalisations précédentes
jalonnent le chemin, le « périple » comme il se
plaît à le définir. Et
quel périple. C’est au hasard des rencontres et
des situations, précisément aux carrefours des points
rouges, que se place ou se conçoit l’œuvre. Le
parcours prend ainsi des allures métaphoriques : n’y
a-t-il pas dans la collision entre le hasard et l’art, entre
le chaos et la création, comme une ode à la vie d’artiste,
ou un désir de la comprendre ? L’exposition est accompagnée d’un livre, témoignage
vivant de l’événement, et d’un texte
de Pascal Amel. Bouillon
F., Le désir
traversant la mer rouge (texte de Pascal Amel)
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