Wanda Skonieczny travaille des
mises en scène
plastiquement achevées.
L'apparente fragilité des sujets laisse imaginer quelques
tragédies. Le sommeil ou la mort ? Les corps sont tronqués
et enserrés dans des tissus grinçants. Ainsi, une silhouette
aux courbes généreuses dont la tête est inexistante,
côtoie la pâleur des peaux et l'élégance
de membres isolés.
Le cocon peut se momifier mais aussi devenir un nid.
Les tissus blancs abondent rappelant à la fois les linceuls
et les langes.
Une très grande poésie résulte de cette alliance
de finesse et de violence.
Ces vanités résolument contemporaines résistent à toute
classification, à la fois fascinantes et énigmatiques
tant sur le fond que dans la forme, elles oscillent entre photographie,
dessin, peinture et sculpture.
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