Esther Shalev-Gerz est reconnue
sur la scène
internationale pour sa contribution active et conceptuelle au domaine
de l’art en lien avec la sphère publique, et pour son
travail régulier sur la nature de la démocratie, la
mémoire collective et individuelle et les politiques de l’espace
public.
L’élaboration de ses projets artistiques est intimement
liée aux éléments extérieurs qui en deviennent
partie intégrante. Ainsi, l’espace (institutionnel, politique,
historique, géographique) est à la fois occupé par
l’œuvre et reflété ou détourné par
elle. Pendant plus de 20 ans, son travail s'est centré sur des
interventions et des projets ancrés dans l’histoire des
lieux et des villes dans lesquels elle a exposé.
Les installations, vidéos et travaux photographiques présentés
au Jeu de Paume soulèvent diverses questions sur la mémoire
du groupe et sur son interaction avec l'histoire individuelle et
le souvenir.
Cette première exposition monographique d’envergure
en France regroupe une sélection de 10 œuvres antérieures
(montrées partiellement ou adaptées pour leur exposition
au Jeu de Paume) qui soulèvent diverses questions sur la mémoire
du groupe et sur son interaction avec l'histoire individuelle et
le souvenir : Monument contre le fascisme, 1986-1993 ; L’Instruction
berlinoise, 1998 ; Perpetuum Mobile, 1998-2000 ; Anges inséparables
: la maison éphémère pour Walter Benjamin, 2000
; White-Out : entre l’écoute et la parole, 2002 ; First
Generation, 2004-2006 ; Entre l’écoute et la parole
: derniers témoins, Auschwitz 1945-2005, 2005 ; MenschenDinge
(L’Aspect humain des choses), 2004-2006 ; Echoes in Memory,
2007 ; Sound Machine, 2008.
Cette sélection est complétée d’une nouvelle œuvre
intitulée D’eux, spécialement créée
pour la circonstance.
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