Au cours de l’hommage qui était rendu à Barry
Flanagan à la Royal Academy à Londres en novembre 2009,
Nicholas Serota, directeur de la Tate Gallery, insistait beaucoup
sur le merveilleux talent de dessinateur de l’artiste. Flanagan
a toujours dessiné, beaucoup d’après modèles
(nus et portraits), mais aussi en observant les animaux (chevaux,
vaches, canards…), les paysages, en imaginant des sculptures
possibles. Souvent réduit arbitrairement à ses formidables
sculptures de lièvres (œuvres qui l’ont fait connaître
d’un très large public), son travail avait une variété et
une diversité qui méritent d’être mieux
connues. Sa liberté et sa virtuosité de modelé, évidente
dans ses bronzes, se retrouvent dans ses dessins et gravures. La
ligne est tantôt ferme et incisive, tantôt souple et
parfois nonchalante. On y retrouve cette aisance, issue d’une
formation et d’une discipline, qui caractérise les grands
peintres et sculpteurs anglais de la seconde moitié du XXème
siècle.
Barry
Flanagan était né en 1941 au Pays de Galles.
En 2008, il a choisi la Galerie Lelong pour représenter l’ensemble
de son œuvre dessiné et gravé, encore trop méconnu.
Il est décédé le 31 août 2009 à Ibiza.
Ses œuvres figurent dans les principaux musées d’art
contemporain du monde, et ses bronzes monumentaux sont installés
dans plusieurs villes comme Chicago, New York, Londres, Dublin. Le
Centre Pompidou avait présenté une première
rétrospective en 1983; les musées de Nice (2002), Gand
et Dublin (2005) ont présenté les plus récentes.
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