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BIOGRAPHIE |
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François
Dilasser
L'atelier
de François Dilasser
Dilasser
est un peintre hors normes en ceci quil résiste au positionnement
historiciste autant quaux parentés contemporaines. Quand il sengage
véritablement dans la peinture, au début des années soixante-dix,
cest muni de références aussi diverses que les peintres italiens
de la première Renaissance, Gauguin, Picasso et Matisse, Klee, Bissière
et quelques Français de cette époque, puis les Américains
assez rapidement. Au temps du conceptualisme et des remises en cause de la peinture,
il pose avec patience et opiniâtreté sa propre manière, ses
formes et la nature générale de son rapport au monde, en tout premier
lieu celui de son environnement géographique. Dès 1973, il alterne lusage dune forme unique qui emplit la
surface du tableau et ce quadrillage vibrant dans lequel elle se démultiplie
et se décline. Déjà figure et paysage, sur leurs marges extrêmes,
se disputent lattention de lil. Les contre-formes, issues de
la science ancienne des intervalles, plus que les objets identifiés dotent
le plan de toute sa complexité, des multiples possibilités de la
circulation qui sy opèrent. Les
oeuvres de la collection du Frac appartiennent à cette période
où lespace se constitue dans la tension discrète du trait,
dans un chromatisme sur le mode mineur. Lune, Horizontales sur fond gris+bleu,
tire au paysage architecturé comme souvent chez lui. Sy placent des
traits de couleur plus affirmés, prémisses de tonitruances à
venir. La seconde Sans titre, 1982, offre lexemple de ces contre-formes
que jévoquais à linstant où sinscrivent
des figures déjà goguenardes, le paysage et larchitecture
toujours présents. La troisième Sans titre, 1983, est un petit triptyque
à révélation lente. Par
la suite, Dilasser a libéré sa palette et ses formes dans des
oeuvres de plus en plus variées quoique souvent réalisées
par ensembles. Franches figures, tutélaires autant que tragi-comiques,
paysages affirmés et cependant irréductibles au pittoresque, couleurs
emportées jusquà la violence de la saturation ; affirmation
de plus en plus nette dune voie(x) propre, dune liberté patiemment
conquise et crânement revendiquée. J-M.
Huitorel, in Panoramas, la collection du Frac Bretagne, 1981-1996. |
Bibliographie
: Bibliographie
succincte :
François
Dilasser, peintures et uvres sur papier, Rennes. Musée des beaux-arts,
1986 Daniel
Dobbels,
François Dilasser, Les carnets de dessin, Quimper. Ed. Calligrammes, 1991 François
Dilasser, Brest. Galerie La Navire, 1992
François
Dilasser, Les Sables dOlonne. Le Temps quil fait, 1996, Cahiers de
labbaye Sainte Croix : n°80. François
Dilasser, De tête et de main, Douarnenez. Atelier dart, 1998
René Le
Bihan, Dilasser, Quimper. Ed. Palantines, 1999 |