Présentation

La
réhabilitation des bâtiments du couvent des Augustins et du corps
de garde attenant, achevée en 1989, a permis de mettre en valeur de rares
témoignages architecturaux, comme une monumentale cheminée Renaissance
ornée de rinceaux. La situation de ces bâtiments, au bord du Nohain
(affluent de la Loire), coïncide précisément avec les présentations
du rez-de-chaussée, entièrement consacrées au fleuve royal
dans son cours moyen (entre Digoin et Briare).
Evoquée au
travers des paysages peints par Eugène Messemin et Claude Rameau au début
de ce siècle, la Loire est présente ici sous de multiples aspects
photographies anciennes, objets et témoignages d'activités disparues
ou raréfiées comme le tirage du sable, les pêches traditionnelles
ou encore la batellerie. L'illustration d'une navigation fluviale florissante
aux 18ème et 19ème siècles s'appuie sur un ensemble d'objets
quotidiens (coffres et armoire de marinier) et sur des maquettes d'embarcations
qui couvrent l'ensemble de la typologie ligérienne. Une des dernières
toues de pêche amarrée sur le Nohain complète cette présentation.
L'étage
supérieur est partiellement consacré aux Beaux-Arts et en particulier
à la collection de peinture moderne léguée en 1970 par Emile
Loiseau, premier violon de l'Orchestre du Conservatoire de Paris avant guerre.
Très représentative de l'Ecole de Paris entre 1910 et 1925, cette
collection tire sa force d'une cohérence stylistique où se distingue
un ensemble d'une vingtaine de peintures et aquarelles de Jules Emile Zingg (1882-1942),
entourées d'oeuvres d'artistes reconnus, tels que Maurice de Vlaminck,
Henri Manguin, Maurice Utrillo ou encore Raoul Dufy, présent avec une "Vue
d'une fenêtre ouverte", emblématique de la fin de sa période
fauve. Quelques faïences (notamment nivernaises) sont présentées
dans une salle attenante : on y remarquera un petit plat en majolique d'Urbino
daté 1545.